Anne BONAZ - Psychotherapeute - Psychopedagogue
Deuil

Se reconstruire après un deuil, une perte...

« Peu après la mort du malade, commence le travail de reproduction qui lui ramène à nouveau devant les yeux les scènes de la maladie et de la mort. Chaque jour (la patiente) passe à nouveau par chacune de ses impressions, elle en pleure, s’en console tout à loisir, pourrait-on dire. »

Sigmund FREUD, Études sur l'hystérie, 1895.

Avant l’approche psychanalytique le deuil était perçu comme un phénomène psychique allant de soi, caractérisé par l’atténuation progressive de la douleur provoquée par la mort d’un être cher. Le principal apport de la psychanalyse s’appelle le travail de deuil tel qu’exposé justement par Sigmund Freud en 1915 dans Deuil et mélancolie: « Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain temps et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »
 
La perte d'un être cher cause un bouleversement, un traumatisme : l'endeuillé vit désormais en supportant l'absence de l'être aimé, il met fin aux projets communs, assume seul(e) et dans la douleur certaines activités qui étaient accomplies avec le défunt (la défunte) et en abandonne d'autres. Il se reconstruit une vie par étapes…

Celui ou celle qui vit un deuil passe successivement par trois phases: choc, dépression et adaptation. La nouvelle du deuil provoque tout d'abord un état de sidération  : accablée, la personne reste un moment hébétée, interloquée par la nouvelle du décès (« ce n'est pas possible, je ne peux pas y croire! »)... Ensuite, elle traverse une phase de déni de la nouvelle (un refus absolu d'y croire) qui a pour but de la protéger contre son impact trop massif. Quand le choc disparaît, la douleur surgit. On parle de réel travail de deuil lorsque le chagrin, la révolte ou la colère, l'anxiété ou l'angoisse, le désir de contact avec la personne disparue et les pleurs commencent. La personne entre alors dans une phase d'acceptation de la réalité difficile et exigeante. Cette période peut être teintée de troubles dépressifs tels que la perte de plaisir, perte de sommeil et d'appétit, baisse de concentration et d'énergie. La dernière phase est une phase de détachement et de reconstruction. La guérison s'annonce lorsqu'on retrouve de l'énergie et qu'on en envie d'investir de nouveaux projets, de bâtir de nouvelles perspectives.

Votre vie est ébranlée par cette perte, votre quotidien est bouleversé, vous êtes anéanti physiquement et mentalement par la douleur, vous ne devez pas hésiter à consulter. Pour vous aider à traverser cette étape difficile, l'écoute attentive et bienveillante que je mets à votre disposition vous soulagera; l'espace de parole que je vous propose vous permettra de mettre en mots vos souffrances affectives et d'alléger le fardeau de douleur psychique que vous êtes amené(e) à supporter.

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